EXPOSITION




Avec l’exposition Lux Paradiso, Carole Chaix, Franck Prévot et Lux Scène Nationale de Valence nous invitent à une plus longue promenade dans l’univers de Maurice et Mona, à une déambulation du corps et de l’esprit tout entiers dans le récit. Il n’y a qu’à pousser la porte pour découvrir l’envers du décor, les coulisses de la création ainsi que le réseau d’histoires et de personnages tissé pendant l’écriture et l’illustration de l’album.

 


Comment l’album est né et comment l’histoire a évolué au fil des allers-retours texte-illustration : l’image point de départ, les premiers jets du texte, les premières esquisses, des extraits des carnets de croquis, des photos d’atelier, le chemin de fer et les originaux des illustrations, décors compris.
Et puisque Paradiso raconte une histoire d’amour, Lux Paradiso présente aussi des histoires de couples avec ces portraits géants que Carole a réalisés sur toile et dont Franck s’est emparé pour écrire des histoires de rencontres, retrouvant parfois des traces étonnantes de certains personnages du livre.
Enfin, des histoires de détails infimes passés inaperçus peut-être pour le lecteur, comme des "Arrêts sur images" (cf page du blog), histoires de personnages secondaires seulement évoqués dans les illustrations ou focus sur les protagonistes de l’histoire, que l’auteur nous confie après avoir grossi à la loupe certains fragments des foisonnantes images de l’illustratrice. Une centaine de très courtes histoires plus ou moins liées à celle de l’album ou à celles des couples.

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Lux Paradiso propose donc une occasion de visiter l’intérieur d’un album en découvrant les secrets de sa création et invite le public à vagabonder dans son propre imaginaire ainsi que dans celui des auteurs.
Cette exposition réalisée par les auteurs de l’album en coproduction avec lux, Scène Nationale de Valence, a été présentée pour la première fois en décembre 2010 à lux

ENTRÉE DANS L’EXPOSITION

L’entrée dans l’exposition se fait par l’image qui est à l’origine de « Paradiso ». En effet, si habituellement les illustrateurs travaillent à partir d’un texte achevé, pour cet album, Franck Prévot a un jour demandé une image à Carole Chaix.
Elle lui a envoyé celle-ci :



… et c’est de ce dessin qu’il s’est inspiré pour écrire « Paradiso ».

Par la suite, l’illustratrice a réalisé d’autres images à partir du texte. Ces images racontaient l’histoire de « Paradiso » également, mais autrement, ce qui a amené l’auteur à modifier son texte et ainsi de suite… La création de l’album s’est donc faite au fil d’allers et retours qui sont évoqués dans l’exposition.


Par ailleurs, deux panneaux (80x100 cm) expliquent comment l’album est né. Voir exposition libraires dans le blog.



CHEMIN DE FER (Maquette)

De nombreux croquis et travaux de recherches sont exposés, ainsi que le chemin de fer (maquette) de l’album.



DÉCORS

Pour illustrer « Paradiso », Carole Chaix a travaillé à la fois en dessin et en volumes. Les décors utilisés pour réaliser certaines images sont exposés dans Lux Paradiso :




RENCONTRES AMOUREUSES

Le thème central de « Paradiso » étant la rencontre amoureuse et la déclaration, Carole Chaix, en prolongement de son travail sur l’album, a réalisé 25 toiles dans lesquelles elle propose des portraits de couples.




De même qu’il l’avait fait pour écrire l’histoire de Mona et Maurice, Franck Prévot s’est emparé de ces images pour créer des histoires de rencontres amoureuses. Il en a écrit neuf dont celle de Giuseppe et Rita. Nous vous en proposons ici les premières lignes :


Giuseppe et Rita

C’était il y a trois mois, tu vois… Alors je ne sais pas si ce que je vais te raconter aura le parfum d’une brise de vérité ! Je n’ai pas eu le temps d’oublier bien sûr mais j’ai le sentiment qu’on est en train de me projeter un film sur le cœur et les lumières de ce film sont si fortes que ce pauvre petit oiseau qui bat dans ma poitrine en est tout ébloui. Il sort du nid, le pauvre (ma mère est morte quinze jours avant ma première rencontre avec Rita, cette première rencontre que tu me demandes de raconter, et je vivais avec elle, avec ma mère… alors les rencontres tu sais, quand on vit avec sa mère à quarante-cinq ans, tu vois…). Je crois que la vérité a besoin de temps : on ne sait jamais la vérité de ce qui vient d’arriver. Si tu veux, je te raconte le film comme je crois m’en souvenir… mais c’est un film tu vois, avec scenario, montage, effets spéciaux et tutti quanti.

J’étais sur ma gondole à attendre les clients. Vingt ans que je fais ça : attendre les clients pour les emmener promener sur les canaux de la Sérénissime en leur racontant des salades apprises par cœur en français ou en anglais. Ce jour-là, j’avais pas envie de travailler. Ma mère était morte depuis quinze jours, tu vois, je t’ai déjà dit… J’avais amarré sur un bras de canal où personne ne vient et je pleurais, tranquille. J’avais besoin de pleurer avant de rentrer à la maison, avant de retrouver la maison vide. Ça me lavait de l’intérieur, tu vois, les larmes, en coulant, elles me lavaient le cœur.
D’un coup j’ai entendu une femme qui me parlait et j’ai levé la tête avec mes larmes qui coulaient. C’était Rita. Je la connaissais, un peu. J’achetais des fleurs dans sa boutique trois fois par an : pour l’anniversaire de maman (12 février), pour la fête des mères (deuxième dimanche de mai) et pour la santa Maria (le 15 août) vu que ma mère s’appelait Maria, tu vois.

-          Ça va ? elle a demandé.


Dans l’exposition, ces récits sont présentés sous forme de livrets et accompagnent la découverte du travail graphique de Carole Chaix.

Par la suite, Franck Prévot a réalisé des adaptations de ses textes pour que Jennifer Anderson (conteuse) les enregistre. Les histoires de rencontres sont donc également offertes en version audio (baladeurs MP3) au sein de l’exposition.


SPECTACLE

À partir de ces textes, Jennifer Anderson et Carole Chaix ont créé un spectacle dans lequel la première dit certains les histoires de rencontres pendant que la deuxième réalise des illustrations en direct. Ce spectacle peut être proposé comme un temps fort de l’exposition, pour le vernissage par exemple.


ARRÊTS SUR IMAGES (voir page du blog ici)

Les « Arrêts sur images », parus aux éditions L’Edune sous forme de cinq livrets, proposent également des prolongements de l’album. Une centaine de vignettes disséminées dans l’exposition invite le visiteur à divaguer à partir des images de l’album, comme le ferait un lecteur qui les observerait attentivement.
Il s’agit là d’une interprétation libre de l’auteur sur les images de l’illustratrice.




ATELIERS

Des ateliers autour de l’exposition sont également proposés :

-          Atelier « Arrêts sur images » proposé par Franck Prévot,
-          Ateliers « Machines poétiques » et  « Parade poétique » proposé par Carole Chaix

  




D’autres animations sont « à l’étude ». N’hésitez pas à nous faire part de vos suggestions.

Par ailleurs, l’exposition est également disponible dans une version « réduite » adaptée aux lieux qui disposent de moins d’espace.


GALERIE