ARRÊTS SUR IMAGES

PRESENTATION


Les illustrations de Carole foisonnent de détails et de références. On s’y perd… avec bonheur ! Impossible de regarder ses images sans laisser notre esprit vagabonder sur les chemins d’autres histoires et alors viennent immanquablement des questions :

- À quoi pense ce chien qui lève la patte au milieu de la rue ?

- Qui sont ces saltimbanques qui donnent les consignes d’écritures à Maurice ?
- Pourquoi une gondole derrière l’immeuble de Pablo ? etc…
Un album illustré contient cent histoires ! au moins ! Alors pourquoi ne pas essayer d’aller au bout de cette lecture, de cette écriture, même s’il s’agit d’une impossible ambition ? Je me suis donc laissé tenter et j’ai écrit une centaine de textes semblables à ceux qui suivent. Un doux vertige !
On retrouve ces « Arrêts sur images » dans l’exposition lux paradiso et Ils sont également publiés aux éditions L’Edune et disponibles sur le site.

Franck Prévot





Pas un banc, pas un réverbère sur lesquels lever la patte ! Tant pis, il pisse dans le vide sinon sa vessie va éclater. Ça lui fait ça à chaque fois qu’il vide la gamelle d’eau que son maître pose à côté du bol de croquettes. Ça fait trois ans que ça dure !
Et à l’âge de trois ans, il commence à se demander si ça n’a pas un rapport, la gamelle d’eau vide et la vessie pleine… C’est comme ça, c’est un chien qui se pose des questions : c’est pas interdit !





Alors là je dis BRA-VO ! C’est la grande tornade ! Le cataclysme des sentiments ! Le feu d’artifice du cœur qui bat ! Et je dirais même plus : le bouquet final du feu d’artifice du cœur qui bat le cataclysme des sentiments dans la tornade !


Tu vois Régis, on fait tout de même un beau métier. D’accord c’est précaire intermittent mais des trucs comme ça, tu crois que les banquiers, les notaires ou les chirurgiens ils en voient souvent ? Et t’as vu ses yeux ? Rien que de voir ses yeux ça me conforte dans l’idée qu’on s’est pas trompés.







Dans cette gondole, on ne le sait pas, mais il y a un gondolier qui pleure… Ce n’est pas lui qui a rempli le canal mais tout de même, il pleure beaucoup. Sa mère est morte : il est inconsolable. Heureusement, dans quelques minutes, la fleuriste du coin de la rue va venir lui parler et cela va changer sa vie…